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Jeudi 14 novembre 2002
L'Express du 14/11/2002
Guyane
Le sida pour passeport
par Marie Cousin
Des étrangers se seraient volontairement inoculé le virus pour pouvoir rester dans le département français d'Amazonie
De l'autre côté de l'Atlantique, en Guyane française, la nouvelle circule et fait grand bruit. Le 1er novembre, La Semaine guyanaise, hebdomadaire régional, publiait les déclarations d'un médecin de l'hôpital de Saint-Laurent-du-Maroni: deux de ses patients, d'origine étrangère, se seraient inoculé volontairement le virus du sida. Dans quel but? Bénéficier d'un titre de séjour de trois mois pour raisons médicales, comme le prévoit la loi française. Cri d'alarme ou fausse nouvelle? Bruno Chautemps, délégué régional de Sida Info Service en Guyane, observe que si ces hommes s'étaient rendus malades pour obtenir des papiers provisoires ils se seraient immédiatement fait dépister en arrivant dans le département français. Or, lorsqu'ils ont raconté leur histoire, ils étaient en Guyane depuis plusieurs années, toujours en situation irrégulière. «Etre séropositif en Guyane, c'est la mort sociale assurée, souligne Bruno Chautemps. Ici, les malades subissent une très forte discrimination.»
«Pour les pays voisins, c'est l'eldorado»
Invérifiable, mais jamais démentie, cette rumeur est le symptôme d'un malaise plus profond qui secoue le département français. Blottie entre le Surinam et le Brésil, non loin de Haïti, l'un des pays les plus pauvres du monde, la Guyane suscite les convoitises. «Pour les pays voisins, c'est l'eldorado», explique un «métro» (métropolitain) installé à Cayenne. Avec deux fleuves frontaliers, le Maroni à l'ouest et l'Oyapock au sud-est, sans oublier la forêt amazonienne, la maîtrise des flux migratoires est quasi impossible. «Sur l'autre rive, au Surinam, les structures sont moribondes, alors tout le monde traverse, raconte Geneviève Simart, présidente de l'association Aides Guyane. L'hôpital de Saint-Laurent (situé sur les rives du Maroni) est complètement débordé: les médecins n'arrivent plus à s'occuper de tous les malades.» Une situation critique, qui vient nourrir le climat xénophobe qui règne, aujourd'hui, en Guyane.
par ericjeanloicbreton le 2002-11-14 13:45:26
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Jeudi 14 novembre 2002

Chen, notre filleul
par Marc Epstein
Pour avoir dénoncé la tyrannie du régime de Pékin, le journaliste Chen Yanbin est en prison. L'Express et Reporters sans frontières le parrainent
Cette année, il a eu 35 ans. Un âge où l'on a encore des projets plein la tête, des envies, des ambitions… A quoi pense-t-il, Chen Yanbin, dans sa cellule de prison? Parce qu'il a osé écrire que le régime chinois était une «tyrannie autoritaire», parce qu'il a publié 400 exemplaires d'une revue clandestine - Tielu (Chemins de fer) - consacrée au mouvement étudiant de 1989, et parce que, enfin, l'avocat commis d'office pour le défendre n'aurait même pas pris la parole devant le juge, Chen Yanbin a été condamné, le 5 mars 1991, à l'issue d'un procès d'une journée, à quinze ans de prison et quatre ans de privation de ses droits civiques. Motifs: incitation à la rébellion et diffusion de propagande contre-révolutionnaire. Ce dernier «délit» a disparu depuis cinq ans du Code pénal. Mais le procès de Chen Yanbin, comme celui de milliers de prisonniers politiques, n'a jamais été révisé. Voilà quatre ans que L'Express a «adopté» Chen Yanbin, en liaison avec Reporters sans frontières. L'absence d'informations récentes sur son sort en dit long sur le mépris dans lequel les maîtres de Pékin tiennent les journalistes qui tentent, en toute liberté, de prendre la parole. En décembre 2001, un représentant d'une organisation américaine de défense des prisonniers politiques chinois, Dui Ha, a été autorisé à visiter la prison n° 2 de Pékin, où est détenu notre filleul. C'est la première fois depuis au moins dix ans qu'un Occidental a pu pénétrer dans cet établissement, situé dans le nord de la capitale. Plus de 2 000 hommes y sont détenus et, selon le témoignage du directeur de Dui Ha, John T. Kamm, le bâtiment est délabré, la clinique, mal équipée, et les cellules sont surpeuplées. Les autorités ont refusé au visiteur tout contact avec les détenus. La prison n° 2 est prévue pour accueillir des auteurs de crimes de sang. Mais l'administration pénitentiaire y a placé aussi des dizaines de prisonniers politiques. D'après John T. Kamm, les détenus peuvent bénéficier de remises de peine ou de petites faveurs - visites des familles, appels téléphoniques - s'ils respectent scrupuleusement le règlement intérieur, les sessions de rééducation, et s'ils travaillent régulièrement dans les ateliers de la prison. En revanche, si un détenu défend son innocence et intervient en ce sens auprès de la cour qui l'a jugé, il perd son droit à la remise de peine. La voilà, l'erreur de Chen Yanbin: il se croyait libre. Alors qu'il vit sous un régime qui punit ceux qui proclament leur innocence.
par ericjeanloicbreton le 2002-11-14 13:42:27
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Jeudi 14 novembre 2002
• LEMONDE.FR | 12.11.02 | 18h40
• MIS A JOUR LE 12.11.02 | 18h42
Des compagnies occidentales accusées d'avoir participé au régime d'apartheid
Les victimes de l'apartheid ont désigné mardi à Johannesburg vingt banques et entreprises occidentales qu'elles poursuivent pour coopération avec le gouvernement raciste sud-africain et pour avoir indirectement contribué à un "crime contre l'humanité".
Dans une conférence de presse donnée à Johannesburg, Neville Gabriel, porte-parole de Jubilee 2000, une coalition sud-africaine qui regroupe 4 000 ONG demandant l'indemnisation des victimes du régime d'apartheid, a confirmé qu'une plainte avait été déposée lundi à New York contre ces vingt entreprises pour demander des dédommagements. Il a précisé que "les dommages causés par l'apartheid se chiffrent en milliards de dollars". "Ceci est une action dirigée contre des banques et des corporations spécifiques pour avoir, par leur aide, contribué à un crime contre l'humanité", a souligné Neville Gabriel.
L'action, lancée par les avocats Charles Abrahams et Michael Hausfeld, est distincte d'une première action en justice intentée au nom de victimes de l'apartheid par un avocat new-yorkais, Ed Fagan, et que Jubilee 2000 avait critiquée en la qualifiant de "mal préparée". Ed Fagan demande, notamment à Crédit suisse et l'Union de banques suisses, une indemnisation totalisant 1,25 milliard de dollars. Cette nouvelle action a été annoncée lundi à Berne par une ONG, la Campagne suisse d'annulation des dettes de l'apartheid (Keesa).
"Une plainte collective majeure a été déposée (lundi) à New York", a confirmé Jubilee 2000 lors d'une conférence de presse à Johannesburg, précisant que les entreprises et banques visées étaient américaines, suisses, allemandes, britanniques, françaises et néerlandaises. Ces banques et entreprises ont, par leurs prêts et investissements, financé le régime d'apartheid, "lui permettant de survivre malgré les sanctions de l'ONU", affirme la coalition.
Les sociétés américaines visées sont : Citigroup, J.P. Morgan, ExxonMobil, Caltex Petroleum, Fluor Corporation, Ford Motor Corporation, General Motors et IBM. Les sociétés allemandes sont : Commerzbank, Deutsche Bank, Dresdner Bank, DaimlerChrysler et Rheinmetall. Les banques suisses Crédit suisse et l'Union de banques suisses (UBS) sont également visées, ainsi que les sociétés britanniques Barclays National Bank, British Petroleum (BP) et Fujitsu ICL, et les compagnies pétrolière française TotalFinaElf et anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell.
Jubilee 2000 a affirmé à Johannesburg que ces entreprises étaient accusées de s'être faites les complices du régime de l'apartheid accusé de "tortures, meurtres, viols, détentions arbitraires et traitements inhumains". "Mais ceci n'est pas une attaque contre la Suisse ou le peuple suisse, ou l'Allemagne ou tout autre pays", a souligné Neville Gabriel.
Jubilee 2000, fondée en 1998, a aussi demandé l'annulation de toutes les dettes de l'Afrique du Sud datant de l'époque de l'apartheid et que l'organisation a estimées à 25,6 milliards de dollars à la fin 1993, la dernière année du régime de l'apartheid. Neville Gabriel a précisé que l'action était déposée au nom de 85 individus et d'une organisation, le Khulumani Support Group, qui dit représenter 32 000 personnes.
Interrogés sur le montant des indemnisations qui seront demandées, le porte-parole de Jubilee 2000 a indiqué : "Les dommages causés par l'apartheid se chiffrent en milliards de dollars (...) mais nous ne mettons pas de chiffre en face de notre action. Nous demandons que les dommages causés par l'apartheid soit réparés".
Le 8 novembre, l'ancien président Frederik de Klerk, artisan de la fin du régime de séparation des races en Afrique du Sud, s'est prononcé à Johannesburg contre les plaintes collectives à l'égard de l'apartheid, estimant qu'elles créeront des précédents qui "paralyseront l'aptitude des banques et des entreprises de faire des affaires où que ce soit".
Avec AFP
par ericjeanloicbreton le 2002-11-14 11:12:15
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Mercredi 13 novembre 2002

Nouvelle victoire de Bush sur le ministère de la sécurité intérieure
Dépêche reçue le 13/11/2002 à 18:54
Le président des Etats-Unis George W. Bush rit avec son ministre de la Défense Donald Rumsfeld (D) le 13 Novembre à Washington
George W. Bush a remporté un nouveau succès en obtenant l'accord du Congrès sur la création d'un super-ministère de la sécurité intérieure destiné à faire face à la menace terroriste visant les Etats-Unis.
Les leaders du Congrès ont confirmé mercredi après un entretien avec le président Bush à la Maison Blanche qu'un accord avait été trouvé sur la création de ce ministère.
"Cette loi satisfait nos demandes et donne au président l'autorité et la souplesse nécessaire pour protéger les Américains. Nous espérons que le Congrès votera cette loi avant les vacances" de Thanksgiving, à la fin novembre, a souligné mercredi le porte-parole adjoint de la Maison Blanche Scott McClellan.
Après la victoire de son parti républicain aux élections du 5 novembre puis le vote à l'unanimité du Conseil de sécurité de l'ONU de la résolution sur l'Irak, cet accord est un nouveau succès pour le président américain. Il avait encore qualifié mardi de "principale priorité" le vote de cette loi.
Ce super-ministère est une pièce essentielle de la stratégie de l'administration Bush dans sa lutte contre le terrorisme. L'accord sur sa création a été annoncée peu après la diffusion d'un message sonore attribué au chef terroriste Oussama ben Laden, lourd de menaces pour les Etats-Unis et plusieurs pays occidentaux.
Sans se prononcer sur la question de savoir si l'auteur du message est effectivement Ousssama ben Laden, le président américain a souligné mercredi que les Etats-Unis le prenaient au sérieux.
"Le contenu de cette bande est un message grave et il rappelle, et devrait rappeler, à tous les Américains et à nos amis et alliés qu'il y a un ennemi actif qui continue de haïr et qui est prêt à utiliser le meurtre comme moyen pour atteindre ses buts", a-t-il affirmé lors de déclarations à la presse à l'issue d'une réunion de son gouvernement à la Maison Blanche.
Le compromis trouvé met fin à de longs mois de blocage. Le Sénat sortant, contrôlé par les démocrates, s'opposait jusqu'à maintenant à certaines dispositions de cette loi, notamment sur les limitations du droit syndical pour les employés de ce nouveau ministère et les pouvoirs octroyés à l'administration présidentielle pour les nommer et les renvoyer.
Ce super-ministère vise à regrouper sous une même ombrelle plusieurs administrations liées à la protection du territoire comme les gardes-côtes, les services secrets, la police des frontières et les services d'intervention d'urgence. Le nombre de ses employés devrait être de l'ordre de 170.000 personnes. Elle ne concerne toutefois pas les services de renseignement extérieur (CIA) ni la police fédérale (FBI).
Paradoxalement, ce sont les démocrates qui en avaient lancé l'idée, et principalement le sénateur Joseph Lieberman. Initialement rejetée par l'administration, elle avait ensuite été reprise à son compte par le président Bush.
Il en avait fait un des thèmes dominants de la campagne électorale, dénonçant l'opposition des sénateurs démocrates. Il leur avait même reproché de se montrer plus intéressés "par la défense d'intérêts particuliers que par la sécurité du pays". Cette remarque avait suscité la colère de Tom Daschle, le chef de la majorité démocrate à la chambre haute.
Mais, depuis les élections, le paysage politique a considérablement changé. Les républicains du président Bush ont repris le contrôle du Sénat aux démocrates et accru leur majorité à la Chambre.
Le nouveau Congrès ne se réunira qu'en janvier mais les démocrates n'ont même pas attendu cette échéance pour accorder à George W. Bush ce qu'il voulait.
par ericjeanloicbreton le 2002-11-13 13:16:48
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Mercredi 13 novembre 2002
ETRANGER
Bagdad accepte le retour des inspecteurs de l'ONU L'Irak a accepté ce mercredi, sans réserve, les termes de la résolution 1441 sur le désarmement du pays. La coopération devra être totale, faute de quoi Bagdad s'expose à de "graves conséquences".
 Un véhicule des Nations Unies devant l'hôtel al-Canal à Bagdad lundi (AP) | L'Irak a accepté sans réserve la résolution 1441 de l'ONU portant sur le désarmement de l'Irak, a annoncé ce mercredi l'ambassadeur irakien aux Nations Unies Mohammed al-Douri. La lettre d'acceptation a été remise au bureau du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan par l'ambassadeur irakien Mohammed Al-Douri. L’Agence internationale de l’énergie atomique a annoncé dans la foulée que les premiers inspecteurs de l'ONU partiront lundi pour Bagdad. A Wall Street, les marchés ont salué l'accord de Bagdad; le Dow Jones et l'indice du Nasdaq repartant en hausse respectivement de 0,68% et 0,81% après une matinée morose. Sur le marché des matières premières, le baril de Brent livraison décembre a baissé de 1,07 dollar à 22,65 dollars.
Conditions
Le Parlement irakien avait recommandé mardi à l'unanimité le rejet de la résolution 1441 de l'ONU relative à son désarmement, mais il s'était toutefois remis à la «sagesse» de Saddam Hussein pour la décision finale. A Washington, le président américain George W. Bush avait averti de son côté que si le raïs irakien «ne se plie pas au détail près à la résolution, nous mènerons une coalition pour le désarmer». Le fils de Saddam Hussein, Oudaï, avait pour sa part invité ses collègues députés à approuver le texte onusien, en exigeant que des Arabes figurent au nombre des inspecteurs chargés de contrôler le désarmement irakien. Selon Jacques Baute, de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), organisme qui supervisera toute inspection relative au nucléaire, cette question tombe sous le sens. «Nous aurons des arabophones de différentes nationalités», puisqu'il est «essentiel» pour la réussite de la mission de bien communiquer avec les Irakiens, a-t-il déclaré mardi à l'Associated Press. L'important, a noté Mohamed el-Baradeï, le directeur de l'AIEA, est de constituer des équipes «totalement impartiales et indépendantes». Le porte-parole de la Maison Blanche Sean McCormack a souligné que «rien» n'est «négociable» dans la résolution 1441 et qualifié de «pur théâtre politique» son rejet par le Parlement irakien. D'après un autre responsable de l'administration Bush ayant requis l'anonymat, l'Irak a constitué au cours des deux dernières années des réserves d'atropine et de chlorure d'obidoxime, deux substances servant d'antidote aux effets des agents neurotoxiques. Ceci peut laisser supposer que Saddam Hussein a l'intention de protéger ses armées en vue d'une possible utilisation de ces armes sur le champ de bataille, a ajouté le responsable.
par ericjeanloicbreton le 2002-11-13 13:12:52
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Mercredi 13 novembre 2002
• LE MONDE | 13.11.02 | 16h20
Pour une société forte et équitable, par Tony Blair
Le respect est une notion simple. Nous en connaissons le sens instinctivement. Respect des autres - leurs opinions, leurs valeurs, leur mode de vie ; respect de ses voisins ; respect de l'intérêt collectif, ce qui signifie se soucier d'autrui. Respect de la propriété, qui implique que le vandalisme gratuit, le vol, les graffitis ne soient pas tolérés. Et puis respect de soi qui suppose que l'on ne fait pas que prendre, mais que l'on donne aussi.
Le respect est au cœur de ce qui permet de croire en une société. C'est ce qui fait de nous une communauté, et pas seulement un groupe d'individus isolés. C'est ce qui donne une réalité à un nouveau contrat entre le citoyen et l'Etat, un contrat où il est dit qu'avec les droits viennent les devoirs, que les chances offertes sont assorties d'obligations.
Nous rangeons dans le passé révolu l'individualisme égoïste et étroit des années 1980, mais aussi le "tout-Etat" de 1945 qui pensait à tort pouvoir résoudre tous les problèmes sociaux. Nous sommes en train de construire un Etat favorisant l'initiative et fondé sur la libération du potentiel individuel.
Entre les années 1940 et 1970, le gouvernement a cherché à traiter les problèmes sociaux et économiques à travers la planification et l'intervention de l'Etat. En Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, les sociaux-démocrates, qui avaient une vision libérale de la "société permissive", ont rompu tout lien entre équité et responsabilité personnelle. Ils pensaient qu'il était du devoir inconditionnel de l'Etat de subvenir aux besoins et d'assurer la sécurité de tous. Dans cette logique, les individus ne devaient rien en retour.
Au début des années 1970, ce langage qui ne parlait que de droits entamait la notion de civisme et minait la lutte contre la délinquance et le déclin social.
Entre les années 1970 et 1990, les gouvernements ont tenté d'empêcher le déclin de la société civile en renforçant l'individualisme. Mais si, à partir des années 1980, l'individualisme de la nouvelle droite restaura en partie la responsabilité personnelle, elle se contenta trop souvent d'abandonner à leur sort individus et collectivités. L'obligation pour la société de faire progresser l'individu n'existait plus.
Cette politique eut des conséquences dévastatrices dont les effets perdurent aujourd'hui. Au milieu des années 1990, la délinquance était en hausse, l'effondrement de la famille et les dégâts de la drogue s'accéléraient, les inégalités sociales s'étaient aggravées. De nombreux quartiers devinrent la proie du vandalisme, de la violence criminelle, de l'incivilité. La reconnaissance élémentaire du caractère mutuel et réciproque des devoirs et du respect, qui fonde la société civile, semblait perdue. On avait la sensation que le tissu moral dont était faite la collectivité était en train de se défaire.
Séparer équité et responsabilité fut une erreur politique et philosophique. La délinquance et la faillite de la société affectent tout le monde, mais ce sont les plus pauvres et les plus déshérités qui voient leur qualité de vie se dégrader le plus. Les habitants des logements les plus pauvres n'en sont pas moins exposés à un risque de cambriolage trois fois plus élevé que la moyenne nationale, fardeau insupportable, tandis que tout le monde, dans notre société, souffre des conséquences de la désintégration sociale environnante.
Par une sinistre ironie, à l'apogée du thatchérisme, alors que l'idée centrale de la droite néolibérale était de placer le libre choix au-dessus de toutes les autres valeurs, la gauche à l'ancienne devint l'image inversée de cette droite. Elle mit l'accent sur les droits sociaux en excluant les responsabilités individuelles, exactement comme le thatchérisme mettait l'accent sur les droits économiques de l'individu à l'exclusion de toute responsabilité sociale.
Les droits et les devoirs de chacun ont toujours été au centre de ma politique. Ce fut l'incapacité de l'un et l'autre parti dominant à offrir une réponse cohérente à la délinquance et à l'incivilité qui me donna cette détermination absolue à transformer radicalement la position travailliste lorsque je devins ministre de l'intérieur du cabinet fantôme, en 1992.
Pendant toutes les années 1980, j'avais éprouvé avec une acuité grandissante que la tâche de la gauche modérée n'était pas de remplacer l'individualisme pur et dur par un Etat paternaliste tout-puissant. Je devrais reconstruire une société civile forte, où droits et devoirs iraient de pair.
Délinquance et incivilités sont un sujet sensible pour le Parti travailliste. On peut bien améliorer les écoles et les hôpitaux... Si, en sortant de chez eux, les gens sont confrontés à la violence, au vandalisme, à l'incivilité, ils ne se sentiront jamais en sécurité, ni ne pourront profiter de nouvelles chances à eux offertes.
Dans le monde d'aujourd'hui, les gens veulent une société sans préjugés - le racisme et l'intolérance - mais pas sans règles. La stabilité et l'ordre dans notre espace collectif sont aussi fondamentaux pour notre objectif progressiste de changement que l'accroissement des chances.
Notre nouvelle approche commence par l'accroissement des chances. Nous investissons massivement dans le plus vaste programme de lutte contre la pauvreté depuis un demi-siècle.
Aux nouvelles chances correspond une responsabilisation nouvelle. Street crime initiative (initiative délinquance urbaine), par exemple, constitue l'un des partenariats entre gouvernement et police les plus réussis, de mémoire d'homme. Pourtant, la vérité est que les gens ne se sentent pas plus en sécurité et savent que le système ne fonctionne pas encore comme il devrait.
Il est désormais de plus en plus clair que le problème se décline ainsi :
- une justice pénale datant du XIXe siècle pour tenter de résoudre une délinquance du XXIe ;
- une coopération insuffisante entre la police, le ministère public et les autres instances ;
- une concentration insuffisante des efforts sur le noyau dur des récidivistes qui sont responsables de plus de la moitié des délits ;
- la lourdeur des procédures judiciaires :
- une justice focalisée sur le criminel et qui ne prend pas assez en considération la victime ;
- une police qui n'a pas les mains libres et pas la souplesse nécessaire pour concentrer ses efforts sur la délinquance et les incivilités ;
- une peine qui ne correspond souvent pas à la gravité de la faute.
Aussi allons-nous nous atteler sérieusement à la solution de ces problèmes. Nous travaillons à une réforme radicale du système de justice pénale, nous voulons en finir avec les incivilités, restaurer la cohésion sociale des communautés éclatées.
Au cours de la prochaine année, nous allons accélérer le train de réformes dans des secteurs-clés, nous attaquer aux avantages acquis qui bloquent le changement, mettre en place une répression sévère contre ceux qui enfreignent à répétition la loi.
Dans une réforme radicale de notre justice pénale, nous procéderons à un rééquilibrage sensible du système en faveur des victimes de la délinquance. Les délinquants s'en tirent trop facilement. Les vieilles règles doivent être balayées ; les procédures judiciaires simplifiées ; les condamnations prendre en compte le délinquant autant que le délit, avec traitement médical ou détention pour les utilisateurs de drogue.
Les condamnations antérieures devraient être dûment retenues, ainsi que les dépositions sur la foi d'autrui ; il faut revenir sur la non-remise en cause de la chose jugée. Si surgit une nouvelle preuve accablante qui implique de nouveau l'accusé, ce dernier doit revenir devant le tribunal. C'est le cas depuis longtemps en Allemagne, en Finlande et au Danemark. Les magistrats doivent pouvoir prononcer des condamnations plus sévères, et nous allons réunir les magistrats et les cours d'assises pour accélérer les poursuites.
Il faut introduire des peines plus lourdes pour les coupables d'actes de violence et d'agressions sexuelles, dont la libération ne pourra intervenir que lorsqu'ils ne représenteront plus de risque pour le public. Nous devons nous assurer que la sanction est à la hauteur du délit et prévient toute récidive du délinquant. Un programme s'assurera que tous les condamnés à de courtes peines seront suivis après leur libération. Notre objectif est de mettre en place un système de justice pénale qui identifie tous les délinquants dépendants de la drogue afin de les désintoxiquer et de les sortir de la délinquance.
Nous veillerons à ce que les gens paient pour leurs crimes. A partir du début 2003, toute personne soupçonnée de trafic de drogue ou d'appartenance à un réseau criminel et possédant de l'argent sur un compte en banque, une maison, ou des biens sans disposer de source de revenu visible pourra se voir confisquer ses avoirs à moins de pouvoir justifier de leur origine légale et non criminelle.
Nous sommes en train de réformer le fonctionnement de la police. Trop souvent, les complications administratives l'empêchent de faire son travail qui est d'attraper les délinquants. Nous avons entrepris une révision en profondeur de notre Police and Criminal Evidence Act. Nous voulons introduire la possibilité de mise en liberté sous caution sur place afin de permettre à la police de rester sur place au lieu de revenir chaque fois au poste de police avec le suspect, et nous voulons lui donner le pouvoir de fixer les conditions de cette mise en liberté sous caution avant l'inculpation du prévenu afin d'éviter que ce dernier puisse commettre d'autres délits ou intimider les témoins.
Nous allons étendre le principe et la pratique des contraventions payables sur place pour lutter contre les incivilités. Nous allons aussi mettre en place des mesures à l'encontre des parents d'élèves toujours absents qui refusent de coopérer avec l'école ou le collège. Ils encourront une amende. Trop de parents continuent de fermer les yeux sur l'absentéisme scolaire de leurs enfants, aussi faciliterons-nous l'application de ces sanctions.
Nous avons besoin d'une nouvelle approche, à la fois plus simple et plus sévère des incivilités. C'est la petite délinquance et ses effets de nuisance publique qui engendrent une forte angoisse chez les gens : vandalisme, graffitis, menues agressions et violences mineures.
Locataires et propriétaires incivils peuvent transformer la vie de tous en enfer. Les familles ont droit à un logement. Elles n'ont pas le droit de terroriser les voisins.
Toutefois, une société civile moderne, étayée par des services publics réformés et un système d'aide sociale actif, ne va pas émerger simplement au travers de lois meilleures, d'une répression plus sévère des manquements aux obligations, de sanctions, d'effectifs de police renforcés. Outre la modernisation du système de justice pénale et la lutte contre les incivilités, il nous faut encore revivifier l'esprit collectif et la cohésion sociale. Comme le répétait Martin Luther King pendant la lutte pour les droits civiques dans les années 1960, les lois "retiennent les sans-cœur ; elles ne changent pas les cœurs".
Un rôle plus important du secteur bénévole pour l'encadrement et la prestation de services à l'échelon local est central dans notre vision. Les programmes de régénération urbaine largement soutenus par des financements extérieurs ont eu d'autant plus d'impact réel que les décisions étaient prises par les intéressés, localement.
Les réseaux informels entre personnes et familles sont la meilleure protection des communautés et construisent une société forte.
Ce n'est qu'en reconstruisant des espaces collectifs cohésifs et en réformant notre système de justice pénale que nous réussirons à donner vie à notre vision d'une société forte et équitable. Il faut pour cela abandonner la rhétorique et les choix erronés du passé. Depuis 1945, notre politique a trop souvent échoué à articuler une réponse cohérente à la délinquance et aux incivilités. Restaurer une responsabilité civile n'est pas trahir la justice sociale, c'est une condition essentielle à sa construction. Nous sommes déterminés à réussir dans cette action réformatrice.
Tony Blair est le premier ministre britannique.
Traduit de l'anglais par Françoise Cartano. © Policy Network.
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 14.11.02
par ericjeanloicbreton le 2002-11-13 13:00:31
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Mercredi 13 novembre 2002

AFGHANISTAN Un an après le départ des talibans, beaucoup de femmes continuent de porter la burqa lorsqu'elles sont en public
Une étudiante s'apprête à mettre sa burqa alors qu'elle quitte l'université de Kaboul. Par crainte de représailles de la famille ou du voisinage, beaucoup de jeunes filles, qui portent le foulard en cours, se voilent complètement dès qu'elles rentrent dans leur quartier. (Photo AP.)
A Kaboul, la modernité se heurte aux traditions
A l'heure où les Afghans célèbrent le premier anniversaire du départ des étudiants en théologie, le pays se reconstruit lentement mais sûrement. Le nouveau gouvernement, en place depuis six mois, continue pourtant à buter contre les traditions religieuses et les résistances des nombreux chefs locaux.
[12 novembre 2002]
Bawar Hotak a le sourire des jours heureux. A l'entrée du quartier « MicroRayon », son nouveau club de sport ne désemplit pas. Dans cette gigantesque cité-dortoir de Kaboul, construite à la fin des années 70 par les Soviétiques, la classe moyenne de la capitale afghane (de retour du Pakistan) a retrouvé ses marques. Quand ils rentrent de l'université, les jeunes étudiants du quartier se donnent rendez-vous à l'Olympia Gold, dont la nouvelle enseigne flambant neuve représente le corps parfaitement sculpté d'un body-builder afro-américain. « Les femmes du quartier me supplient d'ouvrir un second club pour elles. Mais j'attends les investisseurs », explique Bawar, blaser en flanelle et baskets aux pieds. En face de son centre sportif, une pizzeria et un magasin d'informatique viennent juste d'ouvrir leurs portes. « Les affaires reprennent », renchérit Bawar. « Après vingt-trois ans de conflits successifs, tout est à reconstruire », explique Mohammad, ouvrier dans l'usine Youssefzadeh.
Cet ancien maçon n'a pas eu de mal à trouver du travail, dès son retour d'exil d'Iran. Aujourd'hui, son usine emploie 85 personnes (dont 12 femmes) contre 10 ouvriers sous les taliban. Depuis quelques mois, le secteur industriel est en plein boom. Des cadres de fenêtres aux boîtes en plastique, on fabrique de tout à Kaboul. Un an après le départ des taliban, la capitale afghane ressemble à un vaste chantier où se croisent des businessmen en cravate et des hommes en turban. A cheval sur leur bicyclette ou derrière le volant de leur voiture, ils naviguent dans une ville à 60 % détruite, où les squelettes de nouveaux bâtiments en construction commencent à se multiplier. Proscrites sous les taliban, six nouvelles salles de cinéma ont récemment été inaugurées. Elles projettent en boucle de vieux films indiens et américains.
Au bazar, les nouvelles échoppes de matériel hi-fi et appareils ménagers ne désemplissent pas. Partout, les peintres s'affairent à redonner un coup de pinceau sur les rares bâtisses qui tiennent encore debout. Plusieurs projets de reconstruction de routes viennent également d'être lancés, permettant de relier plus rapidement Kaboul à Bamiyan, Jalalabad et Mazar-e Charif. Si les coupures d'électricité (voire l'absence d'électricité dans certains quartiers) restent monnaie courante, le nouveau gouvernement peut se vanter d'avoir réussi son plus gros défi : le rétablissement de la sécurité dans la capitale. Depuis une dizaine de jours, le couvre-feu en vigueur de minuit à 3 h du matin a été définitivement suspendu, sur décision du ministère de l'Intérieur. Un gage de stabilité qui encourage les investisseurs étrangers (beaucoup de Turcs, Libanais et Pakistanais) à venir développer des projets sur place.
Signe d'une plus grande sécurité, les femmes sont de moins en moins nombreuses à porter la burqa bleue (ce long voile qui recouvre tout le corps) en centre-ville, cédant à la tentation du petit fichu en mousseline et du rouge à lèvre carmin.
Des administrations aux bancs des universités, les Afghanes ont réinvesti toutes les sphères de la société, après cinq longues années de silence imposé par les taliban. Formellement interdits par les étudiants en théologie, les salons de beauté ont désormais pignon sur rue. Avant leurs noces, les jeunes mariées viennent s'y faire relooker le visage à la mode « indienne » (prenant modèle sur les stars des films hindi).
« Le retour des femmes sur la scène publique est un grand pas en avant », commente Sardâr Mohammad Waqibin, conseiller en Affaires féminines auprès du président Hamid Karzaï. Les Afghanes disposent désormais de leurs associations. Elles dirigent leurs propres magazines et envisagent même de lancer une radio privée consacrée aux problèmes des femmes. Mais si le chant des femmes a pu faire sa réapparition sur les ondes radiophoniques, les cantatrices afghanes sont toujours interdites sur le petit écran ou sur scène. « Si les taliban sont partis, les traditions sont toujours bien présentes », explique le responsable d'une ONG locale. Et de citer en exemple le cas de plusieurs écoles de filles, incendiées en province au cours de ces derniers mois. Par crainte de représailles (de la famille ou du voisinage), les nombreuses étudiantes en foulard de l'université se retransforment en ombres bleues, dès qu'elles rentrent dans leur quartier. « Le problème, explique Sadâr Mohammad Waqibin, c'est que nous sommes confrontés à une société aux multiples facettes, où l'islam est inscrit en profondeur. Le nouveau gouvernement est prêt à soutenir la condition féminine, mais nous sommes obligés de tenir compte des traditions islamiques, pour ne pas créer de nouvelles tensions et une déstabilisation du régime. » Sadâr Mohammad sait parfaitement de quoi il parle.
Spécialiste de l'histoire de l'Afghanistan, il ne peut s'empêcher de faire référence à l'époque d'Amanullah Khan. Dans les années 20, cet ancien roi d'Afghanistan, tenté par la politique moderniste de Kamal Ataturk, avait plaidé en faveur de l'abandon de la burqa. Il fut finalement renversé en 1929 par les conservateurs après avoir autorisé la reine Soraya à se dévoiler devant la Loya Jirga (le Grand Conseil afghan). Aujourd'hui, l'élite afghane attend beaucoup du projet de réforme de la Constitution afghane, supervisé par l'ex-roi Zaher Chah. Depuis dix jours, un comité planche sur la modernisation en douceur des institutions politiques du pays, dont les fondements remontent à 1964. La future Constitution permettra de tracer le cadre d'élections démocratiques, censées se dérouler avant juin 2004, selon les accords signés à Bonn en fin d'année dernière.
La partie n'est pourtant pas gagnée d'avance. Reste à convaincre les nombreux chefs de guerre locaux des bien-fondés d'une uniformisation des règles à respecter à travers le pays. A Mazar-e Charif, le général Dostom continue à laisser circuler sa monnaie locale, qui n'a aucune valeur à Kaboul. De son côté, Ismaël Khan, le puissant gouverneur de la province de Hérat, à l'est du pays, continue à faire la sourde oreille en négligeant de redistribuer au gouvernement central afghan les taxes prélevées à sa frontière avec l'Iran. Pendant ce temps, les combats entre différentes factions rivales ne cessent de se multiplier à travers le pays.
Pour tenter de mettre un terme aux conflits internes, le président Karzaï, élu chef du nouveau gouvernement il y a six mois, a commencé à faire le ménage parmi ses hauts fonctionnaires. Il y a une dizaine de jours, il a limogé plus d'une douzaine de responsables locaux, accusés de corruption et d'abus de pouvoir. La poursuite des tensions internes n'a pourtant pas empêché de nombreux réfugiés (des villageois pour la plupart) de revenir en Afghanistan.
D'après le HCR (Haut Commissariat pour les réfugiés), près de deux millions d'Afghans (la plupart réfugiés au Pakistan et en Iran) seraient rentrés au pays, depuis le lancement du programme de rapatriement, en mars dernier. La réintégration est pourtant bien délicate, car il devient de plus en plus difficile de trouver un toit pour dormir. Le personnel de l'ONU et des nombreuses ONG a déjà pris d'assaut les meilleurs logements (loués entre 1 000 et 10 000 euros par mois), provoquant une inflation galopante sur l'immobilier, mais aussi tous les produits de consommation courante.
par ericjeanloicbreton le 2002-11-13 12:31:33
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Mercredi 13 novembre 2002
L'ONU ne veut plus de l'embargo La résolution a été approuvée 173 voix contre trois, ce qui représente une majorité encore plus large que l'an dernier.
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 Fidel Castro photographié en avril dernier à La Havane (AP) | Pour la onzième année consécutive, l'assemblée générale de l'ONU a adopté mardi une résolution appelant les Etats-Unis à mettre fin à l'embargo économique appliqué contre Cuba depuis quatre décennies. La résolution a été approuvée mardi par un vote de 173 voix contre trois, avec quatre abstentions, ce qui représente une majorité encore plus large que l'an dernier, lorsque 167 pays membres des Nations unies avaient demandé la fin de l'embargo contre le régime de Fidel Castro. Cette année, seuls les Etats-Unis, Israël et les îles Marshall ont voté en faveur du maintien de l'embargo, comme ils l'avaient fait l'an dernier.
Accusations
Dans un discours adressé à l'assemblée générale avant le vote, Ricardo Alarcon, président de l'assemblée nationale de Cuba, a accusé le président américain George W. Bush d'insister sur le maintien de l'embargo, et ce malgré le «soutien solide» du Congrès américain et les appels des agriculteurs et chefs d'entreprises américains à la levée des sanctions. M. Alarcon a également accusé la puissante «minorité anti-cubaine, protégée par ses relations privilégiées avec l'administration actuelle», d'agir contre les «véritables intérêts» des Etats-Unis en préconisant le maintien de l'embargo. Depuis la crise de la Baie de cochons en 1961, le Cuba subit un embargo commercial imposé par Washington. En 2000, le Congrès américain a toutefois autorisé les entreprises américaines de vendre de la nourriture à Cuba.
Démocratie
Mardi, Ricardo Alarcon a précisé qu'en «onze mois», le Cuba a reçu «712.000 tonnes de produits agricoles américains», des importations d'un montant total de «140 millions de dollars (euros)». Mais Sichan Siv, le représentant américain au Conseil économique et social de l'ONU, a rappelé mardi que George W. Bush ne lèverait l'embargo que «si le gouvernement cubain prend des mesures concrètes en faveur de la démocratie et des réformes du marché.» «Malheureusement, le gouvernement cubain ne montre aucun signe d'abandon de ses politiques qui nient au peuple cubain leurs droits fondamentaux», a-t-il estimé. AP
par ericjeanloicbreton le 2002-11-13 10:47:58
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Mardi 12 novembre 2002
par ericjeanloicbreton le 2002-11-12 09:49:58
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Lundi 11 novembre 2002

Le territoire britanique devient moins attractif pour l'immigation
Nicolas Sarkozy se réjouit de l'adoption cette nuit par le parlement britannique du projet de loi sur l'asile, l'immigration et la nationalité et sa promulgation immédiate. Il adresse ses félicitations à David Blunkett, ministre de l'Intérieur du Royaume Uni et salue son courage politique et sa ténacité.
Cette réforme législative va de pair avec les mesures de renforcement des contrôles aux frontières et de lutte conjointe contre les filières criminelles d'immigration clandestine décidées par les ministres de l'Intérieur français et britanniques le 25 juin à Londres et le 12 juillet à Paris et dont ils avaient constaté la mise en œuvre effective dans le Calaisis le 26 septembre. Les nouvelles dispositions de la loi britannique répondent à l'engagement pris par M. Blunkett de réduire l'attractivité du territoire britannique pour permettre de tarir les flux de migrants qui transitent par la France et donc de fermer le centre de Sangatte. C'est un exemple de plus de la nécessaire coopération britannique que Nicolas Sarkozy a toujours souhaité renforcer.
Rappelons que cette profonde réforme de la législation britannique doit permettre d'accélérer l'examen des demandes d'asile, en écartant celles manifestement infondées et abusives et en rationalisant les procédures d'appel. Elle dote également les pouvoirs publics de moyens accrus pour lutter conte la fraude, le trafic des êtres humains et le travail clandestin.
par ericjeanloicbreton le 2002-11-11 10:56:44
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Samedi 9 novembre 2002
Appel du HCR 
samedi 09 novembre 2002
La Colombie est en guerre depuis trente-huit ans, une guerre qui oppose aujourd'hui guérillas, paramilitaires d'extrême droite et forces armées régulières et dont le nerf est l'argent de la drogue. Mercredi, la justice américaine a annoncé l'arrestation au Costa Rica de deux commandants paramilitaires des Autodéfenses unies de Colombie (AUC), alors qu'ils s'apprêtaient à conclure un marché avec un résident de Houston. Selon Washington, qui va demander leur extradition, les paramilitaires devaient fournir 25 millions de dollars de cocaïne en échange de cinq conteneurs d'armes et de munitions. Les premières victimes des violences armées sont les civils. Meurtres, rapts et recrutement forcé ont déjà obligé 2,7 millions de personnes à fuir à l'intérieur ou à l'extérieur de la Colombie.Vendredi, le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a appelé les pays frontaliers (Equateur, Venezuela et Panama) à leur garantir «un accès à leur territoire et aux procédures d'asile». Car ces pays sont de plus en plus réticents à accueillir les Colombiens. Selon le HCR, leur «nervosité» s'explique par l'augmentation d'attaques attribuées à des paramilitaires hors du territoire colombien, et notamment dans des villes frontières du Venezuela
par ericjeanloicbreton le 2002-11-09 10:31:49
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Jeudi 7 novembre 2002
• LE MONDE | 07.11.02 | 12h14 • MIS A JOUR LE 07.11.02 | 13h17Bush souhaite que le Congrès approuve sans délai plusieurs réformes
Washington de notre correspondant
La victoire des républicains aux élections de la veille a été beaucoup commentée, mercredi 6 novembre, comme une deuxième élection - la bonne - pour George W. Bush. Mal élu, en novembre 2000, dans un scrutin contesté, où il n'avait pas obtenu la majorité des suffrages des électeurs, mais seulement celle des délégués élus dans les Etats, le président a joué un rôle décisif dans les progrès enregistrés par les républicains aux élections de mi-mandat. Trent Lott, futur chef de la majorité républicaine au Sénat, a insisté sur l'engagement personnel de M. Bush, façon de reconnaître que, réduits à eux-mêmes, les républicains n'auraient sans doute pas remporté le même succès.
La Maison Blanche a présenté les résultats des élections comme "la victoire de ceux qui veulent faire aboutir les projets", selon les termes du porte-parole, Ari Fleischer.
Etaient ainsi dénoncées l'opposition et les manœuvres de retardement des démocrates à la tête du Sénat. Le propos sonne aussi comme une invitation aux républicains, priés d'accepter les projets de M. Bush sans abuser de leur position dominante dans le Congrès qui entrera en fonction le 1er janvier. Sur plusieurs sujets, le président a fait des choix plus centristes que ne le laissait prévoir sa campagne de 2000, et il peut considérer que cette orientation s'est révélée payante dans les urnes. Le meilleur exemple de sa démarche est l'Irak, sujet sur lequel il a tenu des propos belliqueux, tout en négociant longuement à l'ONU et en prenant en considération les réserves d'une partie de l'opinion.
LANGAGE CONSENSUEL
La Maison Blanche souhaite que le Congrès, qui va se réunir pour une session dite de "canard boiteux" (lameduck), en profite pour adopter certains des projets en souffrance. M. Fleischer a cité la création du ministère de la sécurité du territoire, bloquée en raison d'un désaccord sur le statut de ses futurs personnels, et la réforme des aides aux organisations sociales privées, afin que les mouvements à caractère confessionnel puissent recevoir des subventions, ce qui est actuellement interdit au nom de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
Cette ultime session de la législature 2000-2002 pose un problème juridique. Le républicain qui a été élu dans le Missouri, James Talent, l'a été au titre du mandat en cours, prenant la place de la sénatrice nommée en 2000 par le gouverneur de l'Etat après la mort de son mari. James Talent va donc siéger de plein droit dès que les résultats auront été confirmés, ce qui donnera la majorité aux républicains dans le Sénat actuel. En droit, M. Lott peut donc devenir chef de la majorité sénatoriale dans les prochains jours.
Cependant, les présidents démocrates des commissions resteront en fonction, eux, jusqu'au 31 décembre et conserveront donc leurs pouvoirs réglementaires. L'avancement des textes prioritaires aux yeux de la Maison Blanche dépendra donc, d'ici janvier, de la bonne volonté des démocrates. M. Lott, qui en est conscient, a tenu un langage très consensuel, assurant qu'il entend travailler "avec tout le monde".
Au-delà des textes présentés comme prioritaires et des confirmations de magistrats fédéraux nommés par l'exécutif, la Maison Blanche veut en finir avec le débat sur la fiscalité et faire passer au Sénat des mesures adoptées par la Chambre des représentants, comme la prise en charge des dépenses de médicaments pour les personnes âgées ou l'interdiction de toute forme de clonage humain. De même, la loi sur les contrats d'assurance-maladie, objet d'un désaccord entre républicains et démocrates, pourrait sortir de son enlisement depuis l'été 2001.
LES DÉMOCRATES ABATTUS
Le président veut reprendre, aussi, la loi sur l'énergie, qui s'était heurtée au refus des démocrates d'autoriser l'exploitation du pétrole dans la partie de l'Alaska classée parc national. Cette question dépendra en grande partie du futur président de la commission de l'énergie, qui devrait être Pete Domenici, un sénateur du Nouveau Mexique qui, pour être républicain, n'en a pas moins bonne réputation auprès des écologistes.
Chez les démocrates, abattus par leur défaite, une première conséquence en a été tirée par Richard Gephardt, chef de la minorité à la Chambre des représentants, qui a décidé de ne pas demander le renouvellement de cette responsabilité en janvier.
Il estime qu'il doit tirer la conséquence de ses échecs répétés, depuis 1996, pour regagner la majorité à la Chambre.
Patrick Jarreau • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 08.11.02
par ericjeanloicbreton le 2002-11-07 10:45:41
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Jeudi 7 novembre 2002

Semaine du jeudi 7 novembre 2002 - n°1983 - Monde
Il vient d’obtenir le prix Sakharov 2002
Cuba: pour en finir avec la peur
Fidel Castro ne changera jamais. Ce n’est pas une raison pour s’en remettre à la «fatalité biologique»avant de prendre des initiatives
Par Oswaldo Paya Sardiñas
Le prix Sakharov pour la liberté d’expression, décerné par le Parlement européen, a été attribué pour 2002 au dissident cubain Oswaldo Paya Sardiñas. Président du Mouvement chrétien de Libération, cet ingénieur de 50 ans a été à l’origine du projet Varela, une pétition appelant à l’organisation d’un référendum sur la tenue d’élections libres, qui a obtenu la signature de 11 020 Cubains. Déjà salué en septembre par le prix Averell-Harriman, Oswaldo Paya n’a pu se rendre aux Etats-Unis pour recevoir sa récompense: le visa de sortie du territoire cubain lui a été refusé. Obtiendra-t-il l’autorisation de se rendre à Strasbourg pour recevoir, le 18 décembre, les 50 000 euros du prix Sakharov? En attendant le verdict des autorités, Oswaldo Paya a raconté son combat et confié ses espoirs à notre envoyée spéciale à Cuba, Catherine David.
Nous avons commencé à récolter les signatures pour le projet Varela en 1999. Déjà, en 1996, nous avions lancé une initiative analogue. Les agents de la sécurité de l’Etat ont débarqué chez moi. Ils ont déchiré la liste des signataires, vidé les armoires, renversé les lits, maculé les murs d’inscriptions injurieuses: «Paya gusano» (ver de terre), «Agent de la CIA»… Ma femme était enceinte à l’époque et mon fils de 3 ans, qui ne savait pas lire, demandait pourquoi on avait fait ça dans notre maison… Les autorités avaient installé un bureau de la police politique à quelques mètres de chez moi et tous les gens qui s’approchaient étaient interpellés dans la rue: «Attention, vous vous rendez dans la maison d’un contre-révolutionnaire…» C’était un siège permanent! Dans une société comme la nôtre, fondée sur une culture de la peur, ce n’est pas un acte anodin que de signer un texte comme le projet Varela, en spécifiant bien sûr son adresse et son numéro de carte d’identité. Malgré cela, le chiffre symbolique des 10 000 signatures a été atteint et dépassé. Et je peux vous dire que nous les avons vérifiées une à une, car nous nous sommes aperçus que les services de la sécurité de l’Etat, dans le but de discréditer le projet, y avaient glissé de fausses signatures de personnes décédées ou en exil. Le changement à Cuba doit être fait par les Cubains eux-mêmes. Fidel Castro ne changera jamais ni ne fera d’ouverture. Ce n’est pas une raison, cependant, pour s’en remettre à la «fatalité biologique» avant de prendre des initiatives, comme trop de gens le pensent ici. Cette théorie de la fatalité biologique est une drogue faite pour endormir les consciences. Le peuple cubain doit prendre en main sa destinée dès maintenant, et obtenir soit que le régime cède, soit qu’il tombe. Nous ne nous cachons pas pour dire cela. Nous, les promoteurs du projet Varela, nous ne défendons ni le capitalisme ni le libéralisme, nous défendons des personnes, nous défendons une communauté humaine. Le peuple cubain est dans un grand désarroi, et une étape intermédiaire est indispensable avant les grands bouleversements inévitables du futur. Voilà un régime qui monopolise toutes les clés du pouvoir depuis plus de quarante ans, qui bafoue en permanence sa propre Constitution, qui ne respecte pas les lois qu’il instaure lui-même à sa guise. Le peuple cubain est entièrement dépossédé par un petit groupe de dirigeants qui contrôlent toute l’information et entretiennent d’excellentes relations avec les capitalistes étrangers. Accumulant tout le pouvoir, la nomenklatura cubaine a transformé les Cubains en citoyens de deuxième zone grâce à un véritable apartheid. Si nous, les Cubains, nous ne faisons pas ce travail préparatoire, si nous ne ménageons pas une transition démocratique, alors oui, notre île risque de tomber comme un fruit mûr dans les griffes du capitalisme mondial. Dans ces conditions, attendre la mort de Fidel Castro, ce serait attendre que la situation s’aggrave encore, ce serait faire la politique du pire. Nous ne voulons plus attendre. Beaucoup de gens continuent à parler de Cuba comme d’un pays gouverné par la gauche, comme d’une dictature de gauche. Mais Cuba n’est ni de gauche ni de droite, car les gens ici n’ont aucun droit. Souvent, ils pensent ne pas en avoir, vivant depuis si longtemps dans un système qui organise toute leur vie. Le projet Varela appelle à un référendum pour restituer au peuple cubain ses libertés fondamentales à travers cinq «propositions»: liberté d’expression, liberté d’association, amnistie pour les prisonniers politiques, liberté d’entreprendre, nouvelle loi électorale permettant plusieurs candidatures. Il ne s’agit pas seulement de promouvoir de belles idées. Il s’agit de se mettre au travail, de se mettre en mouvement, de discuter, de dialoguer, d’impulser une grande mobilisation pacifique et civique. Grâce à notre expérience au sein du Mouvement chrétien de Libération, nous avons l’expérience du travail populaire, l’expérience du partage et l’habitude de diffuser des informations. Notre stratégie a toujours été de faire participer les Cubains et les Cubaines de la rue à toutes nos discussions et initiatives. Ainsi, peu à peu, nous espérons faire advenir une forme minimale de citoyenneté dans ce pays malade. Cette participation est indispensable pour que les serfs de Cuba deviennent des citoyens. Au cours de cette lutte obscure, j’aurai au moins compris une chose essentielle: le régime cubain a peur que les Cubains n’aient plus peur. Il faut en finir avec la culture de la peur. Quand les gens sans pouvoir, les pauvres, les faibles perdent leur peur, ce sont les puissants qui commencent à trembler. Propos recueillis le 6 octobre 2002 à La Havane par Catherine David |
par ericjeanloicbreton le 2002-11-07 10:32:15
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Mercredi 6 novembre 2002

Une centaine d'ouvriers veulent vendre leur sperme pour sauver leur usine [mercredi 06 novembre 2002 - 14h40 heure de Paris]
Une vue de la banque du sperme (CECOS) de Rennes © AFP Marcel Mochet
BUCAREST (AFP) - Une centaine d'ouvriers du constructeur automobile roumain ARO de Campulung (centre) se sont dit prêts à vendre leur sperme afin de sauver leurs emplois dans une usine se trouvant au bord de la faillite, a-t-on appris mercredi de source syndicale. "Nous avons peur de perdre nos boulots car l'usine manque de commandes et on n'a pas touché nos salaires depuis plusieurs mois", a déclaré à l'AFP le responsable du syndicat local, Ion Cotescu. "On a entendu qu'il y avait une banque du sperme à Timisoara (ouest) qui payait les volontaires 50 euros. Moi je suis trop vieux pour faire ça, mais une centaine d'employés sont prêts à y aller. Ils ne vont demander que 25 euros, soit la moitié du prix pour un don", a-t-il expliqué. Selon M. Cotescu, en donnant leur sperme à raison de sept jours sur sept pendant un mois, les employés d'ARO pourraient toucher au bout de 30 jours une somme suffisante pour rembourser une partie des dettes de l'usine, qui depuis le début de l'année s'élèvent à environ 5 millions d'euros. Pour leur part, les responsables d'ARO ont refusé de commenter l'initiative syndicale, qu'ils ont jugée "honteuse". Le constructeur ARO, spécialisé dans les véhicules tout-terrain, compte plus de 5.000 employés, dont le salaire moyen s'élève à 80 euros par mois. Il cherche désepérément depuis des années un investisseur étranger afin de sortir d'une situation financière difficile.
par ericjeanloicbreton le 2002-11-06 11:30:15
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Mercredi 6 novembre 2002

Un nouveau-né
La Chambre des Lords britannique a adopté mardi soir, à la surprise générale, par une majorité de 31 voix (215 contre 184), le projet controversé du gouvernement britannique d'autoriser les couples homosexuels à adopter des enfants.
Ce texte deviendra loi dès que la reine l'aura signé. La Chambre des Lords, à majorité conservatrice, avait voté une première fois, le 16 octobre, contre cet amendement visant à élargir aux couples non mariés, y compris homosexuels, le droit d'adopter des enfants, dans le cadre d'un projet de loi sur l'adoption.
"Le vote de ce soir à la Chambre des Lords montre que lorsque l'on défend une bonne politique, à la fois sur le principe et dans la pratique, on peut l'emporter", a affirmé le ministre britannique de la Santé, Alan Milburn. "Nous avons dès le début défendu les intérêts des enfants de l'Assistance publique", a-t-il poursuivi. "Comme résultat de ce vote, beaucoup d'enfants se trouvant dans ce genre d'institutions pourront espérer avoir une vie meilleure au sein d'une famille stable et chaleureuse", s'est félicité le ministre.
Le texte, qui avait l'appui du Premier ministre travailliste Tony Blair, avait été adopté pour la première fois en mai par les Communes, la chambre basse du Parlement. Après le revers du 16 octobre chez les Lords, il était revenu aux Communes. "C'est passé de justesse, mais de façon décisive", a déclaré mardi soir à la Chambre des Lords le chef du groupe conservateur, Sir Thomas Galloway Dunlop Galbraith, Lord Strathclyde, se disant" déçu" du résultat. "J'espère que la volonté de permettre davantage d'adoptions par des gens non mariés ne fera pas oublier le besoin qu'ont les enfants vulnérables d'avoir (des parents) stables", a-t-il ajouté.
Le vote surprise des Lords est un sérieux revers pour les défenseurs des "valeurs traditionnelles" et notamment pour le chef du parti conservateur, Iain Duncan Smith, d'autant plus qu'il intervient au lendemain de la rébellion d'une minorité de parlementaires conservateurs, qui l'ont défié à ce sujet. Huit élus conservateurs avaient en effet voté lundi pour le projet de loi gouvernemental, et plus d'une trentaine n'ont pas participé au vote, sur un total de 162 députés conservateurs.
"La Chambre des Lords a trouvé l'attitude du parti conservateur de Iain Duncan Smith franchement inacceptable", a déclaré le porte-parole du parti libéral-démocrate pour les questions de Santé, Evan Harris. Actuellement, 95% des adoptions d'enfants de l'Assistance publique sont le fait de couples mariés. Les partisans de l'assouplissement des conditions de l'adoption faisaient valoir que les enfants adoptables cherchent des parents quels qu'ils soient, hétérosexuels ou homosexuels, mariés ou non mariés.
par ericjeanloicbreton le 2002-11-06 10:35:47
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Mercredi 6 novembre 2002
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500.000 habitants d'Addis Abeba mourront du sida d'ici 2024 (étude)
ADDIS ABEBA, 6 nov (AFP) - Un demi-million d'habitants de la capitale éthiopienne, Addis Abeba, mourront du sida d'ici 2024, selon une étude de spécialistes néerlandais et éthiopiens.
L'espérance de vie des habitants de la capitale passera de 60 à 47 ans si la propagation du fléau continue au rythme actuel, selon les travaux du Projet de recherche éthio-néerlandais sur cette maladie (ENARP), a indiqué mercredi le Centre d'information walta (WIC, organe de presse pro-gouvernemental).
"Le nombre des orphelins du sida passerait à 85.000 contre 20.000 en 1999", selon l'étude, présentée à Debre Zeit (45 km au sud d'Addis Abeba) lors d'un séminaire national consacré à la lutte contre le sida.
Addis Abeba compte actuellement 2,6 millions d'habitants. Un recensement général est prévu en 2004.
"Il y aura une hausse substantielle de la mortalité infantile", avertit encore l'étude.
Selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), le taux de séropositivité parmi la population adulte à Addis Abeba est de 16,8%.
L'Ethiopie, avec plus de 3 millions de séropositifs, est devenu un des pays les plus durement frappés au monde par le sida.
Plus de 5,2 millions d'Ethiopiens pourraient mourir du sida durant les quatorze prochaines années si des mécanismes efficaces de prévention ne sont mis en place pour contrer la propagation "alarmante" de la maladie, avait révélé en janvier 2001 une autre étude compilée par le ministère éthiopien de la Santé.
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par ericjeanloicbreton le 2002-11-06 10:23:35
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Mardi 5 novembre 2002

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 L'Express, n° 2678 La Semaine; Société, jeudi 31 octobre 2002, p. 53
Histoire Les victimes oubliées du franquisme
Thibaud Cécile
Enfants de républicains, ils ont été enlevés et placés dans des institutions où on leur a fait renier les idéaux de leurs parents
«Maman, ne me parle plus de papa, je sais que mon père était un criminel. Je vais prendre le voile, ne m'écris plus.» Ainsi s'exprimait, dans les années 1940, une fille de républicains espagnols dans une lettre à sa mère incarcérée dans les prisons franquistes. Plus de soixante ans après, l'Espagne est en train de découvrir le sort réservé aux enfants du camp des perdants de la guerre civile.
Ceux qui n'avaient pas été confiés à temps à un oncle ou à une grand-mère partaient partager la cellule de leur mère. Enfermés dans des conditions dramatiques, les plus jeunes ont succombé. Les plus âgés, eux, allaient subir une rééducation brutale. «Nous ne savions rien», affirme Juana Doña, 83 ans. Condamnée à mort en 1947 pour avoir aidé le maquis, elle a purgé dix-huit ans de prison. «Quand des enfants quittaient la prison, on nous disait qu'ils partaient en pension, qu'ils allaient étudier.» La réalité était autre. «Ils étaient placés d'office dans des institutions où tout allait être fait pour qu'ils apprennent à détester leurs parents, à vomir leur histoire et à épouser la morale du vainqueur», raconte l'historien Ricard Vinyes, qui vient de lever le voile sur ces victimes oubliées (Irredentes, Plaza y Janes).
Mis en place par un psychiatre reconnu, le programme répondait à une doctrine arrêtée: «L'idée était que la ségrégation totale dès l'enfance pourrait protéger la société de la plaie marxiste», explique Vinyes. Combien furent-ils? Quelque 12 000, mis entre les mains de religieuses qui n'auront de cesse de leur faire «racheter» les crimes de leurs parents. Pour les laver de l'infamie paternelle, la loi permettait de changer leurs noms. Ce qui réduit encore les chances de savoir ce qu'ils sont devenus.
En février dernier, après la diffusion à la télévision catalane d'un documentaire inspiré de ses travaux, Vinyes avait commencé à recevoir des témoignages de quelques-uns de ces «enfants perdus» du franquisme, Le plus terrible, commente-t-il, c'est qu'aujourd'hui encore ils ont peur de parler.»
Catégorie : Actualités Type(s) d'article : CRITIQUE Taille : Court, 273 mots
© 2002 L'Express. Tous droits réservés.
Doc. : 20021031EX048151F
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par ericjeanloicbreton le 2002-11-05 08:31:45
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Mardi 5 novembre 2002

La France et l'Allemagne sont tombées d'accord lundi à Berlin pour prendre en compte de nouveaux critères, comme l'inflation et l'emploi, dans le Pacte de Stabilité de la zone euro, aujourd'hui largement focalisé sur la seule maîtrise des déficits publics.
A l'issue d'un conseil économique et financier franco-allemand, le ministre français de l'Economie et des Finances Francis Mer a ainsi évoqué la nécessaire prise en compte de "cinq paramètres de base".
Et de citer, outre le déficit au coeur des discussions actuelles, les critères de l'inflation et de l'emploi, ainsi que ceux, à plus long terme, de la dette et de "la qualité de la préparation du futur".
Le ministre allemand des Finances Hans Eichel a de son côté approuvé l'introduction des critères d'inflation et d'emploi, faisant échos aux propos qu'il avait tenus la semaine précédente, estimant notamment nécessaire de "poser quelques questions autres que celles portant sur le déficit".
L'extension des critères pris en compte pour évaluer les politiques nationales doit également se ressentir au niveau de la Commission européenne, qui doit se voir attribuer "davantage de responsabilité sur la manière dont elle surveille le budget" des Etats-membres, a estimé Francis Mer.
Il a ainsi appelé à "donner à la Commission (...) une capacité d'initiative", lorsque qu'elle juge insatisfaisante la situation d'un pays, non seulement du point de vue budgétaire, mais aussi des "différents paramètres que j'ai évoqués".
Ces nouveaux critères ne visent "pas à remettre en cause (le pacte de stabilité), mais à en affiner la qualité", a tenu à préciser le ministre français. France et Allemagne reconnaissent "l'esprit du Pacte", a renchéri son homologue allemand.
Le ministre allemand des Finances Hans Eichel, en janvier 2002, à Berlin
Le déficit public allemand sera en 2003 "nettement sous 3%" du Produit Intérieur brut, limite imposée par le Pacte, a ainsi répété lundi Hans Eichel, Francis Mer réaffirmant pour sa part que "en 2003 la France fera ce qu'elle doit faire pour rester" au niveau de 2,6% de son PIB qu'elle s'est fixé pour cette année, et comptait à partir de 2004 réduire son déficit "d'au moins 0,5% par an".
"Nous sommes d'accord sur l'objectif" du pacte de stabilité, qui demande aux pays de la zone euro d'éliminer leurs déficits à moyen terme, a également indiqué M. Mer, tout en plaidant pour une lecture plus souple.
"En partant de situations différentes nous parviendrons au même résultat selon des cheminements adaptés à nos situations", a-t-il estimé.
Manifestement peu enthousiasmé, le président de la banque centrale allemande Ernst Welteke s'est juste dit "satisfait" de la volonté des deux pays de s'en tenir au Pacte.
Les deux ministres "ont dit clairement qu'ils s'en tiendraient aux fondements, aux règles et aux objectifs" du pacte de stabilité et de croissance. "Je me satisfais de cette explication", a sobrement commenté le président de la Bundesbank et à ce titre membre du directoire de la BCE.
Le grand argentier a néanmoins réaffirmé le caratère "indispensable" de la discipline budgétaire au sein de l'union, répétant l'un des arguments avancés fin octobre par la banque pour voler au secours du pacte, attaqué de toutes part.
Le président de la Commission européenne Romano Prodi, en octobre 2002, à Strasbourg
L'Allemagne et la France s'en étaient en effet distanciées, la première reconnaissant que son déficit dépasserait cette année 3% du PIB, la seconde affichant son intention de commencer à réduire ses déficits seulement à partir de 2004. Et le président de l'UE, Romano Prodi, était même allé jusqu'à le qualifier de stupide.
par ericjeanloicbreton le 2002-11-05 07:55:01
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Lundi 4 novembre 2002

• LEMONDE.FR | 02.11.02 | 09h40
Les barons de la drogue colombiens vont sortir de leur prison "pour "bonne conduite"
Le cartel de Cali a provoqué une onde de choc depuis sa prison en Colombie, avec coup sur coup la mise en cause par le pouvoir de l'indépendance de la justice après la libération annoncée de ses deux caïds vendredi "pour bonne conduite", et le limogeage du directeur de leur prison.
Considérés par Washington comme deux des plus puissants trafiquants de cocaïne au monde, les frères Gilberto et Miguel Rodriguez Orejuela, barons du cartel de Cali, vont être élargis après avoir purgé 7 ans de prison sur les 15 ans de leur peine. Ils avaient été arrêtés tous les deux en 1995 à Cali, à 500 km au sud-ouest de Bogota.
Prise vendredi matin par un juge de l'application des peines de Tunja, cette décision, qui a "surpris" le président Alvaro Uribe, a été qualifiée "d'extrêmement grave" par son homme de confiance, le ministre de l'intérieur, Fernando Londono.
L'attitude de Pedro Aranguren, directeur de la prison de Combita où les frères Rodriguez Orejuela n'ont purgé que 7 de leurs 15 ans de peine, a été qualifiée "d'inconséquente" par un porte-parole de la présidence, pour justifier sa destitution après qu'il eut émis un avis favorable à leur élargissement.
Le ministre de l'intérieur a accusé "ces messieurs (les frères Roriguez) d'avoir obtenu, grâce à leur gigantesque pouvoir économique, un résultat judiciaire qui ne correspond pas aux preuves du procès". Fernando Londono a révélé que le procureur général, Edgardo Maya, le chef du ministère public, Luis Camilo Osorio, et lui-même "examinent activement et en détail les attendus" du juge de l'application des peines, car "nous sommes convaincus qu'une irrégularité s'est glissée" dans cette décision.
La Colombie, premier producteur mondial de cocaïne avec 580 tonnes par an, bénéficie d'une aide considérable de Washington, de deux milliards de dollars depuis 2000, pour éradiquer ce fléau par fumigations d'herbicides sur les 130 000 hectares de plantations de coca.
La violente réaction du pouvoir contre ces deux libérations anticipées vise à l'évidence à rassurer les Etats-Unis sur sa volonté de combattre le trafic de drogue, malgré une justice jugée "incapable", selon le ministre de l'intérieur, "de traiter le thème du narcotrafic". 52 000 hectares de cette drogue ont été officiellement détruits par les fumigations aériennes de glifosate depuis l'investiture d'Alvaro Uribe le 7 août dans le département du Putumayo, principale centre de la coca colombienne.
Lors de leur séjour à la prison de Palmira, près de Cali, avant leur transfert dans celle de Combita en septembre 2001, Norberto Gonzalez, directeur de la maison d'arrêt, avait révélé que Miguel Rodriguez Orejuela, 57 ans, avocat de formation, se consacrait "à l'enseignement" du droit, alors que Gilberto l'aîné, 63 ans, "avait choisi l'artisanat".
Les deux frères "vivaient comme des rois dans leur prison de Palmira, et pouvaient en sortir comme bon leur semble", a affirmé Fernando Londono, avant d'assurer que depuis l'investiture du président Uribe le 7 août, les barons de la cocaïne étaient devenus "des prisonniers comme les autres à Combita".
Les Etats-Unis avaient accusé à l'époque les deux frères d'être responsables de l'envoi de 80 % de la cocaïne produite dans le pays andin. Leur détention avait mis fin aux activités du cartel de Cali, le plus puissant réseau de trafic de drogue à l'époque avec celui de Medellin.
Le chef du cartel de Medellin, Pablo Escobar, a été tué par la police le 2 décembre 1993 sur le toit de son domicile, dans sa ville, alors qu'il tentait de s'échapper après avoir été repéré par les écoutes téléphoniques policières.
par ericjeanloicbreton le 2002-11-04 10:20:54
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Lundi 4 novembre 2002
• LE MONDE | 30.10.02 | 15h25 Corée du Nord : huit ans perdus, par Jimmy Carter
En juin 1994, les Nord-Coréens expulsaient les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et menaçaient de traiter le combustible usé – grâce à un réacteur nucléaire graphite-gaz de Yongbyon – pour extraire le plutonium. Il était clair que la guerre risquait d'éclater sur la péninsule coréenne. Les Etats-Unis pressaient le Conseil de sécurité des Nations unies de prendre des sanctions sévères contre la Corée du Nord. Il existait un consensus, partagé par les experts militaires américains : les forces combinées de la Corée du Sud et des Etats-Unis étaient capables d'écraser la Corée du Nord. Mais le commandement militaire américain en Corée du Sud estimait que le total des pertes serait supérieur à celui de la guerre de Corée.
La politique des Etats-Unis était de refuser toute tractation directe avec les dirigeants de Corée du Nord. Répondant à une invitation précise du président nord-coréen Kim Il-sung, et avec l'approbation du président Bill Clinton, je me suis rendu à Pyongyang afin d'essayer de parvenir à un accord aux termes duquel la Corée du Nord mettrait fin à son programme nucléaire de Yongbyon et autoriserait le retour des inspecteurs de l'AIEA sur le site, afin de s'assurer qu'on n'y retraitait pas les combustibles usés.
En échange, les Etats-Unis et leurs alliés garantissaient aux Nord-Coréens qu'ils ne feraient pas l'objet de menace nucléaire, qu'ils recevraient des provisions de pétrole pour compenser la perte d'énergie consécutive à l'arrêt du programme nucléaire de Yongbyon, et qu'ils se verraient fournir deux centrales nucléaires modernes, tandis que les réserves de combustible seraient sous le contrôle d'inspecteurs internationaux.
Depuis, le combustible usé de Yongbyon est resté sous surveillance, mais les deux centrales nucléaires de remplacement n'ont pas été construites, et les Etats-Unis ont adopté ce que les Nord-Coréens considèrent comme une attitude belliqueuse à leur endroit.
Plus sérieusement, Pyongyang a annoncé l'acquisition d'une source de ravitaillement en uranium enrichi et le développement d' une capacité à produire des armes nucléaires. Si c'est la vérité, il s'agit bel et bien d'une violation flagrante des accords antérieurs, et d'une menace sur la paix dans la région.
S'agit-il d'un coup de bluff des Nord-Coréens ? Ont-ils effectivement un programme nucléaire ? Ont-ils déjà fabriqué des bombes nucléaires ? Ce n'est pas clair. Mais il est clair, en revanche, que la communauté internationale ne peut pas laisser la Corée du Nord développer une production d'armes nucléaires.
La Corée du Sud et le Japon réclament la continuation de négociations. La position de la Chine n'a pas encore été clarifiée. Les Etats-Unis, en fait, sont face à un choix fort semblable à celui de 1994 : soit s'engager vers une confrontation militaire, soit accepter la proposition nord-coréenne de résoudre le problème nucléaire en faisant baisser la tension qui existe entre les deux pays. Kim Il-sung m'avait promis qu'il engagerait des discussions diplomatiques globales avec le président de la Corée du Sud, Kim Young-sam, et des arrangements furent pris pour l'organisation d'une telle rencontre au sommet. Le dirigeant nord-coréen est mort peu de temps après. Son fils, Kim Jong-il, ainsi que le président de la Corée du Sud, Kim Dae-jung, ont eu ensuite des pourparlers. Les choses ont avancé sensiblement au cours des derniers mois entre les Coréens du Nord et tant le Japon que la Corée du Sud, mais les efforts parallèles entrepris par Bill Clinton se sont achevés avec son administration.
Ce dont a besoin la péninsule coréenne, c'est de la fin de plus d'un demi-siècle d'"armistice", et de la conclusion d'un accord de paix globale et permanente. Le succès d'une diplomatie résolue est encore possible – avec une participation constructive des Etats-Unis.
Le cadre d'un tel accord existe toujours et comprend certains éléments à confirmer par des actions mutuelles, combinées avec des inspections internationales sans entraves.
D'abord, la Corée du Nord doit renoncer à tout programme d'armement nucléaire, et les deux Corées engager des pourparlers de bonne foi. Les Etats-Unis pourront alors envisager la normalisation de leurs relations avec la Corée du Nord.
Il faut honorer les prémisses de l'accord-cadre de 1994, avec une coopération de la Corée du Nord, du Japon, de la Corée du Sud, des Etats-Unis et de la Chine.
Enfin, les tensions internationales devraient être réduites grâce à une démilitarisation progressive de la frontière entre les deux Corées. Demeure encore, évidemment, l'option de la guerre. Qui serait dévastatrice et probablement superflue.
Jimmy Carter, ancien président des Etats-Unis, Prix Nobel de la paix 2002, préside le Carter Center à Atlanta (Géorgie).Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Françoise Cartano ©2002 The New York Times • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 31.10.02
par ericjeanloicbreton le 2002-11-04 10:08:22
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